Goodbye Bafana.
Mercredi 25 avril 2007
1968, l’Afrique du Sud connaît son pire régime, l’apartheid. Le jeune gardien de prison James Gregory se fait muter dans le principal centre de détention de l’état, Robben Island où sont regroupés les détenus les plus combattifs dans la lutte contre la ségrégation. La carrière du geôlier prend un nouveau tournant quand il est promu censeur pour sa capacité à parler le langage des noirs du pays. Le condamné le plus important de tous, Nelson Mandela, lui fait alors voir la vie d’une façon différente, James devient plus qu’un simple cerbère, mais un véritable confident et ami, ce qui n’ira pas sans lui poser certains problèmes.
Tirée du livre « Le regard de l’antilope », cette histoire – dite vraie – montre davantages la vie des blancs lors de l’apartheid que les abominations commissent pendant cette difficile période de l’Afrique du Sud. Bien que le point de vu – du « blanc » plus que du « noir » – puisse offenser d’un premier abord, cette nouveauté n’en dénonce pas moins les pensés et les crimes de l’époque. Le spectateur est choqué d’entendre certaines réflexions, mais reste tout de même surpris de si peu de haine de l’autre dans un régime qui a fait de si nombreux morts. Il est d’ailleurs à noter que Nelson Mandela a démenti le livre de James Gregory. Le manque de dialogue entre les deux principaux protagonistes démontre peut-être que la vision idyllique du film est loin de la vérité certainement plus crue. Il n’en reste pas moins que ce film montre un nouveau visage de l’Apartheid et qu’il nous est impossible de juger une population sur ce que certains ont commis.
Cinématographiquement, le film n’est pas un chef d’oeuvre, la mise en scène étant plutôt simple et se contentant la plupart du temps d’être présente plus que de véritablement jouer le rôle de point de vu et de passion qui s’impose. Reste que le jeu des acteurs est bon, l’humanité et la cruauté qui s’en dégagent parfois mettent le spectateur dans une situation de témoins d’une époque éprouvante.
Goodbye Bafana est un bon film, ne révélant peut être pas d’une vérité historique à toute épreuve ni d’une mise en scène parfaite, mais qui fera découvrir à certains un règne encore sombre dont l’histoire finit il n’y a que peu de temps.


